lundi 26 novembre 2012

Randonnée du 25 novembre 2012





 Papy ouvre la marche avec
les enfants


Pour cette troisième randonnée communautaire, la bannière TP Vivarais emmena une partie de son petit monde, par les sentiers et bosquets du col de Rotisson.Rendez-vous fixé en début d'après-midi.Par une légère brume, nous aurions put imaginer une rencontre impromptue avec des lutins, farfadets et autres créatures sylvestres.Je ne sais s'ils espéraient les faire surgir du monde invisible car les enfants entonnèrent "Fanchon"....ou,plutôt,hurlèrent Fanchon....Mais nous aurions eu beau chercher, nous n'aurions pas trouvé l'ombre d'un lutin...ceux-ci ne doivent pas être mélomanes, ou bien sont- ils simplement sourds!!Si les drôles qui animent les divers partis politiques perdent leurs boulots, nous cherchons des nains pour nos forêts,voilà une belle reconversion... les gars, si le métier vous dit, mais, attention aux chasseurs, eux,  avec un fusil dans les mains, ne se laisseront sûrement pas plumer, comme à notre dame des landes!!!.. Nous entendions au loin des détonations, qui à ce moment là, refirent surgir en moi, les paroles d'une chanson de" La Souris Déglinguée", Hé papa, tire pas sur moi, j'suis pas un cambrioleur..Mais ce ne furent pas des compagnons d'Artémis que nous devions rencontrer, seulement deux amazones juchées sur des splendides montures.Elles proposèrent aux enfants de monter sur la croupe de leurs chevaux, chose que ceux-ci s'empressèrent d'accepter...il fallait voir nos enfants, fiers comme Artaban, nous dépasser, dressés sur les chevaux, par deux comme les frères du temple. Au milieu de notre parcours, après avoir savouré 1 délicieux cake qu'un de nos amis avait préparé, la découverte de pierres gravées, d'animaux de nos forêts, sangliers(symbole du druide), chouette(animal d'Athéna), cerf(Cernumos) nous enchanta .Remercions ce tailleur de pierre d'égayer notre chemin et souhaitons lui bonne chance pour ses prochaines oeuvres .Comme à notre habitude,un chant clôtura cette journée, La complainte de Mandrin. J'adresse une dernière pensée pour un japonais,qui dans un souci
 d'intégrité et d'idéal, afin de réveiller son peuple et sa nation des dangers du monde de la consommation, s'ouvrit le ventre par seppuku le 25 novembre 1970, après avoir salué une dernière fois le soleil.

yukio mishima le jour de sa mort il y a 42 ans,le 25 Novembre 1970
                                                                                                                                     

mardi 23 octobre 2012

Randonnée communautaire du 21 octobre



CRUSSOL : Magnifique château perché au-dessus de la plaine du Valentinois, lieu mythique où le lieutenant Bonaparte et son frère, Joseph, en garnison au régiment d’artillerie d’Etoile, venaient se ressourcer, choix de notre deuxième journée Terre et Peuple Vivarais. J’ose espérer que comme notre petit groupe d’amis de Terre et Peuple, ceux-ci ont cheminé par la route des crêtes. Ce dimanche-là, plusieurs couples d’amis accompagnés de leurs enfants se retrouvèrent pour partager un moment de fraternité …
Nous n’avons pas rencontré le géant Crussolius roi des Arvernes, mais une petite bruine, qui           avec le soleil nous enchanta d’un arc-en-ciel. Arrivés en haut du château de la  " croix seule ", nom triomphant du Christianisme, une foule hétéroclite de diverses personnes très exotiques, avait eux aussi décidé d’emmener leurs progénitures sur les lieux mythiques !, sûrement pas pour eux ! Que leur importe le petit temple dédié au dieu Mars, situé maintenant à la chapelle du château. Un regard interrogateur dans leurs yeux lors du déploiement de nos couleurs croix occitane et drapeau Terre et Peuple, l’envie pour eux d’adhérer se ressenti !!! …mais non !, pas ce jour-là, nous avions oublié les stylos et bulletins d’adhésion, … une prochaine fois, peut-être … qui sait ??!!
Du haut de ses 283m, on imagine ce qu’aurait put penser Géraud Bastet, un des seigneur féodal qui prit possession du lieu en épousant Agnès de Crussol en 1110 … Il serait sûrement intrigué de voir autant d’éléments différents dans les murs de son castrum … et imaginerait peut-être  sa forteresse investie par les Maures …  une aussi grosse catastrophe que les tirs d’artillerie du régiment de Valence en1846 qui défigureront ce superbe lieu … Pour regagner nos voitures, nous avons emprunté un autre chemin, ce qui permis certains d’engager une conversation avec des visiteurs d’un certain âge, le drapeau Terre et Peuple les ayants intrigués. Ce fut un bel après-midi où les enfants purent s’amuser, comme certains adultes, au son d’un fifre, qu’un Kamarade avait eu la bonne idée d’emmener ; il ne manquait qu’un tambourin et une joyeuse compagnie de Lansquenets !

mercredi 26 septembre 2012

Construire un feu



Un récit poignant, émouvant et ampli de bon sens, voilà comment je décris cet ouvrage. Encore une fois, Jack London nous plonge dans la neige et le froid, dans un pays rude. Un homme vigoureux et plus malin que les autres va apprendre a ces dépends que la nature ne peut être luttée et encore moins vaincue. L'auteur nous démontre qu'un petit incident et une trop grande confiance en soi peut être fatal dans un tel endroit. Il nous montre également que rien ne peut remplacer l'instinct animalier et que l'homme devrait parfois savoir regarder et écouter les animaux.
Les deux versions de ce livre sont intéressantes. L'une est destinée aux plus jeunes lecteurs, avec une fin heureuse, tandis que l'autre version est pour tout public avec une fin malheureuse mais juste. Un récit que je conseille a tous les passionnés de nature et de Jack London.

jeudi 13 septembre 2012

Journées du Patrimoine

Ce weekend aura lieu les journées du patrimoine, nous lançons un appel à votre soif de décourverte pour partager à la fin du weekend, vos visites, puis également pour proposer à tout ceux intéréssés de nous contacter pour partager une activité pour Terre et Peuple.

Balade pas de Saint-Vincent, pas de du Touet









mardi 28 août 2012

Balade au détour de Crussol


Ce matin même, le rendez-vous était donné au détour du château de Crussol. Le point de départ nous réunissait au nombre de neuf, pour aller balader sur les crêtes.

Un temps doux mais nuageux nous accompagnait dans ce plaisir de promenade, discussions  et rires se partageaient le long du chemin. Une pause s’effectua au château alors que la pluie commencée à être présente.

 
 
Le retour se dessinait sous la pluie à travers les chemins forestiers et le long des parois rocheuses qu’entourent  les crêtes, pour ainsi achever cette matinée jusqu’à notre point de départ.

Une simple promenade agréable sans trop d’efforts qui permet simplement de réunir quelques camarades dans le partage d’une activité, autant qu’avec de l’amusement que de la détermination à chercher à transcender son corps dans l’effort.
( Photo du château de Crussol, source internet )

vendredi 24 août 2012

Hommage à cet homme


Voila un an déjà que nous nous sommes réunis rendant Hommage à cet aventurier qu’était Jordi Magraner, l’année dernière les trois becs s’imposaient devant nous et ce 3 août, le sentier menant jusqu’au château de Pierre-gourde nous guidait pour cet hommage.

Ce matin là, le départ était prononcé au levé du soleil au nombre de huit kamarades, dont les âges s’étendaient de 17 à 71 ans ce qui laisse montré la force de chacun pour rendre hommage à un kamarade autant qu’un ami pour certains.

Nous entamâmes cette randonnée à travers les bois, sur des sentiers déjà bien empruntés, où chacun pu entamer des discussions sur des thèmes libres de toutes ingérences se laissant guider par ces pas, les divers thèmes abordés, les individualités. Nombres de faits de sociétés furent au gout du jour, également des nouvelles de l’empire.

Les sentiers se poursuivaient à travers des passages étroits, au dessus de rivières, le long de chemins goudronnés, ou travers certaines propriétés reculées. Les montées se dessinaient devant nous et nous poussaient à l’effort pour encore mieux prouver nos valeurs face à la difficulté. Des chants étaient sifflotés tout au long de cette première partie tout en s’hydratant à chaque pause méritée.

Le château en vue, quelques centaines de mètres nous séparant, nous avons entamé la montée finale.

 

Une fois au centre du château, sur une pierre fouetté par les vents nous entonnâmes le chant de fidélité, un texte écris par un de nos amis marqua l’instant, je vous retranscrit celui-ci :

« Jordi nous a quitté, il y a 10 ans. C’était au début d’un mois d’août 2002. Assassiné par les Taliban.

Catalan de Valencia où il retournait régulièrement à l’occasion des fêtes de Fallas, Jordi grandit en France, dans la Drôme, sans jamais oublier ses racines.

Grand connaisseur du monde animal, herpétologue reconnu, il défendit sa conception païenne de la nature au sein de nombreuses associations rhône-alpines.


Habité par une idée de la grandeur que l’époque et l’Europe ne permettaient plus, il s’en alla chercher l’aventure et la réponse à quelques questions fondamentales dans la zone sauvage et troublée de l’Asie centrale. Plus précisément l’Hindou Kouch, où, lancé sur les traces des Hominidés reliques, il découvrit le peuple kalash, ultime vestige des migrations indo-européennes et derniers païens de cette région du monde, vivant sous la menace d’un islam arrogant et d’une modernité déstructurant.

Convaincu que le destin des Européens était lié de façon mystique et profonde à cette poignée d’hommes et de femmes restés fidèles à leurs dieux anciens, il décida de s’installer dans ces vallées montagneuses perdues et de vivre à leurs côtés. Il récolta des fonds, s’engagea auprès des autorités locales et monta l’ambitieux programme des Conteurs de la tradition, afin d’éviter la césure entre les générations.

 
Un activisme qui ne fut pas du goût des musulmans les plus intransigeants. Exposé comme jamais dans une zone bouleversée par les agissements d’Al-Qaïda et les aveugles ripostes américaines, Jordi fut éliminé sur ordre du commandement taliban, bien décidé à s’accaparer les zones frontalières et à mettre aux pas les infidèles.

Jordi n’était pas vieux quand il disparut. Mais il eut la vie qu’il s’était choisi, et c’est aujourd’hui une chose rare et précieuse.

Ishpata baya ! Salut à toi, frère ! »



 
Le texte terminé nous lançâmes au vent trois Europe jeunesse révolution avant d’entonner les oies sauvages et j’avais un camarade.
 


Le temps était venu pour nous de manger un petit casse-croute pour reprendre quelques forces tout en nous remémorant quelques souvenirs avant de repartir pour le retour jusqu’à notre point de départ, nous passâmes par des sentiers le long de foret tout en croisant des familles.

La chaleur se faisait de plus en plus grande car midi approchait et plus que quelques kilomètres nous séparés de notre arrivée. Une heure de marche environ nous attendait, nous redoublions d’effort autant les uns que les autres tout en s’imposant quelques pauses pour boire.

Retrouvant notre point de départ sur les hauteurs du village, nous avons admiré la vue et partager quelques explications sur le paysage du coin, avant de finir la randonnée a travers les ruelles étroites de ce village de caractère.