lundi 23 janvier 2012


Randonnée des 3 becs

En cette journée, le départ fut matinal, direction la forêt de Saoû pour se retrouver aux pieds des trois becs, magnifique mont du Vercors surnommé également « la dent de chat ». Le point de départ présente un agréable parc retraçant l’histoire conté par Maurice Burrus.
Nous voici tous réunis pour commencer cette journée au départ de l’auberge des dauphins située à 470m d’altitude, environ 1100m de dénivelé nous attendent. La motivation est au rendez-vous, l’envie de pouvoir admirer la vue est des plus attirante. L’ascension a commencé par le chemin cerné entre la magnifique forêt et les immenses parois rocheuses. Après deux heures de montée et quelques pauses pour s’hydrater, nous voici arrivés au virage du pas de l’âne situé à 1210m d’altitude, au pied du premier bec. L’attaque pour ce premier mont fut imminente devant une si belle immensité de la nature.

( premier bec )
Une demi-heure de grimpette en moyenne, pour une vue splendide et imprenable, l’on se sent rapidement que petit face à un tel décor. Le chemin se continua jusqu’au second bec pour le casse-croute, une bonne heure passé à profiter du cadre et du soleil pour se reposer.
( ascension du premier bec )

A l’occasion de l’heure du repas, avec les kamarades présents nous entonnâmes le chant de fidélité en l’honneur du neuvième anniversaire de la mort de Jordi Magraner assassiné dans les montagnes du Pakistan par des pachtounes talibans dans la nuit du 2 au 3 aout 2002.
( Jordi Magraner )

L’Oncle nous raconta son aventure sur les pas de Dani Dravot et Peachey Carnehan dans ce Kâfiristân décrit par Kipling dans la nouvelle « l’homme qui voulut être roi » : pour ceux que la lecture rebute, il existe un film du même nom avec Sean Connery et Mickeal Kane.
Après le chant de fidélité, s’imposait à nous « j’avais un kamerade » suivi « des oies sauvages ». Dans le vent des hauteurs, nous nous sentions imprégnés de la présence des kamarades qui ont rejoint par l’exemplarité de leur vie, la grande armée, celle qui ne meurt jamais et dont le souvenir vivace reste à jamais gravé dans nos âmes. Le vol continu des rapaces tournoyant dans le ciel, nous assurait de la présence des anciens, et le soleil irradiant nos corps imprégnait en nous
la force des lieux, la nature est violente, et nous sommes ses enfants …
( photo de groupe sur le second bec lors du repas )
La traversée continua dés lors jusqu’au troisième bec, pour malheureusement devoir emprunter le chemin du retour.

( second bec )
( troisième bec )

Les sentiers du retour nous ont conduits à travers bois et roches pour découvrir le refuge des Girards , un endroit calme et paisible où se sont certainement déroulés de grands moments de camaraderies et convivialités. L’on continua notre route pour retourner au parc du point de départ. Les instants nous ont bien profités pour chanter entre camarades et admirer la nature.
Pour nous la randonnée est un moyen de s’évader en se libérant l’esprit face à la beauté de la nature, c’est un moment convivial où l’on peut converser entre camarades et apprécier chaque instant. Si cela vous intéresse de pouvoir partager ces moments avec nous, il est possible de pouvoir nous contacter en s’adressant aux membres de ce blog.

vendredi 13 janvier 2012

La jeunesse Bundisch





Impression d’Atalante sur La jeunesse Bundisch en Allemagne, au travers de « Die Kommenden » (Janvier 1930-Juillet 1931)

Début 1930 : L’après-guerre est rude pour les vaincus. Il est dur de redonner du travail aux jeunes chômeurs, et le système est appauvri par le traité signé avec les « Alliés ».
Mais la jeunesse allemande, plus connue sous le nom de Jeunesse bundisch, héritière du mouvement des « Wandervögel », proteste contre la pensée bourgeoise et souhaite un retour à la nature. Cette génération d’ « entre – deux - guerre » aspire à une nouvelle Allemagne. La revue Die Kommenden (ceux qui arrivent) retrace cette époque turbulente et novatrice.
C’est dans une brève période, Janvier 1930-Juillet 1931, que la Jeunesse bundisch prend son destin en main en créant de nombreux groupes, que l’on appelle des Bund. Bund, de son adjectif bundisch, peut être traduit en français par le mot « ligue », mais il représente bien plus dans le cadre de ces communautés. On l’associe au « lien » qui unit l’ensemble des personnes d’une même communauté. Elles sont soumises aux mêmes règles et aux mêmes devoirs.
Certains Bund, tel que la Deutsche Falkenschaft a un côté plus artistique, liant l’activité musicale, l’approfondissement de l’histoire et de la poésie allemande, ainsi que l’exposition de peintures. D’autres associent le Bund non pas à un travail culturel, mais à une activité politique, c’est le cas des Adler und Falken.
Tous liés au nationalisme, les groupes se partagent les nationaux - bolcheviques, les nationaux – révolutionnaires, et bien sûr les nationaux – socialistes. Ce critère politique engendre parfois quelques tensions au sein des Bund, résultant par une dissolution ou par une révision des principes du mouvement.
Le mouvement Artamanen parvient très bien à associer le travail de la terre et la pensée politique. Il privilégie la protection de l’agriculture allemande afin de lutter contre l’immigration en masse de travailleurs polonais en Allemagne de l’Est. Ayant comme chef du Bund des dirigeants de la N.S.D.A.P, mouvement national-socialiste, le Bund fut pris d’intérêt particulier pour « l’idéologie de la terre et du sang » et la création d’ « une meilleure race allemande ». D’après les mots de Holfelder, ancien chef du Bund, « nous devons créer une nouvelle noblesse paysanne, qui ne se distingue pas par des droits particuliers, mais au contraire par des devoirs. »
Le cœur de la revue Die Kommenden reste fidèle au nationalisme qui la précédé et parait des articles en relation avec toutes les sortes de Bund. Malgré cette fidélité, certains auteurs montrent leurs côtés bolcheviques du nationalisme. Ces dérives sont vite effacées par une réorientation d’un nationalisme plus « classique » du journal.
« Nous saluons le sang que la bataille n’a pas consumé entièrement, mais transformé en ardeur et en feu ! Ce qui là, n’a pu être détruit sera accru par tous les autres combats. Nous saluons ceux qui viennent, en qui doit se lier une plus grande profondeur à la vieille dureté ! La marche est en cours, bientôt les rangs seront serrés. Nous saluons les morts, dont les esprits exhortant et questionnant se tiennent devant notre conscience. Non, vous ne devez pas être tombés en vain ! Allemagne, nous te saluons. » Ernst Jünger
( Photos noir et blanc : Tirées de collection privées, INTERDITES A LA REPRODUCTION )

mardi 3 janvier 2012

La naissance de la Russie-Puissance



La naissance de la Russie-Puissance
Parler d’un grand pays, ou la tradition des Césars demeure ancrée encore aujourd’hui mais dans un sens perverti du jeu occidentalisé n’est certes pas de trop, et réveille même une sorte de nostalgie pour un Russe qui n’a pas connu l’Empire de ses ainés, mais a juste eu la chance de naitre au milieu des ruines d’un colosse qu’on dépiécait à la va vite… C’est-à-dire vivre en pleine époque des années 90 après la pérestroïka et son chaos, reléguant la Russie au rang d’un pays du Tiers-Monde, l’ouvrant à la concurrence déloyale des grands prédateurs financiers à laquelle elle n’était jamais vraiment habituée, faute de connaitre le « bon » régime. Mais le plus grave est arrivé : sur les cadavres des défenseurs de la Maison des Soviets, parsemant le sol autour et dans celui-ci, on allait instaurer un régime inféodé aux intérêts atlantistes pour en fin de compte mettre en danger ce que depuis tant de siècles les pionniers sibériens, les cosaques, les tsars-césars, les hommes libres et patriotes ont tant mis d’efforts à mettre sur pied : l’UNITE RUSSE ! Entendez-bien ce terme, l’unité, car sans lui la Patrie, la Terre russe n’est point vaccinée contre les virus qui la menacent depuis sa fondation.
Je ne fais pas ici de l’Histoire. Des ouvrages spécialisés sur la Russie pullulent, il suffit de choisir celui qui vous tient à cœur. Non, chers lecteurs-rices, j’ai décidé de vous faire visiter cette partie à couper l’haleine (qu’est l’unification des terres russes et les conquetes faites par ce peuple) en vous montrant le role fondateur des figures comme Ivan le Terrible, le chevalier Evpati Kolovrat, ou bien des cosaques, du Don en particulier, sans oublier Pierre le Grand, quoique l’on pense de lui.
Donc commençons !
SAINTE RUSSIE : période commençant des invasions tataro-mongoles, jusqu’au règne de l’Ivan Grozny (le Terrible), qui vint au trône en 1547. Beaucoup de temps de troubles, désunions, zizanies de clans, etc… Vers le XIIIe siècle, la Rus (=ensemble des terres slavo-russes) est à l’apogée de ses divisions. L’énorme invasion de la Horde d’Or a parachevé la chute de l’étatisme d’antan, de même que la fin de l’époque de la Rus Ancienne (=terres slavo-russes unies auparavant sous une même tutelle !).
Des batailles ont lieu et peuvent être fatales : c’est le cas de la première bataille de la fleuve de Kalka lorsque les troupes russes ont été battus par le khanat. 15 ans plus tard c’était le déluge tataro-mongol sur la Rus ! Les guerriers de khan Baty, petits-fils de Genghis-Khan, en 1237 conquiert la principauté de Riazan, puis les voisins de cette dernière partagent le sort… Tout allait très vite. C’est à cette époque qu’est apparu un homme –Evpati Kolovrat, un Héros de son Peuple qui n’a pas su rester les bras croisés devant les pillages et les tueries des occupants sur sa Terre, qui n’était pas pour lui associée à la défense d’un tel ou tel kniaz-cheffaillon et à l’oriflamme de sa principauté natale, mais de TOUT son Pays –Rus et Elle seule ! Avec seulement quelques dizaines de combattants il a rattrapé le corps expéditionnaire du khan, composé de milliers de soldats… une mission-suicide pour venger les maisons brulées, les femmes violées et l’indépendance volée de la Patrie. Ils sont tous morts bien sur sauf quelque uns (relâchés par Baty qui a été conquis par la bravoure de Kolovrat et des Siens, il a même dit à son entourage qu’il voudrait bien qu’un guerrier tel que lui servirait « près de son cœur », mais il était trop tard… Et puis le combat était gagné pour de nouvelles générations faisant d’Evpati Kolovrat un martyr de la Cause Russe qui est évidemment parti à Irii, même s’il a vécu à l’époque chrétienne (le Paradis dans la mythologie slavo-russe).
Le sacrifice d’Evpati Kolovrat n’a pas été vain puisqu’on se souvient de lui encore aujourd’hui, meme dans les chansons hard-rock ou hardteck destinées à la jeunesse enracinée ! ;)
Et plus loin oui ! Maintenant faisons un petit saut dans le temps, tout en pensant à Kolovrat. Nous sommes après le sanglant affrontement du 8 septembre 1380 de champ Koulikovo, quand l’armée de khan Mamai a été battue en brèche. Les terres russes commencèrent dès lors à se consolider entre elles. Même les vielles guerres féodales de la première moitié du XVe s. entre le petit-fils de Dmitri Donskoi, Vassili II Le Sombre (1425-1462) et son oncle Youri Dmitrievitch, puis avec ses fils Vassili et Dmitri – tout ça n’a pas pu arrêter le processus de stabilisation enfin venue après la défaite des descendants de ce qui restait des miettes de la Horde.
Maintenant on ne devrait pas aller à la capitale de la Horde d’Or pour qu’ils choisissent les princes des terres. Cette dernière est en crise et éclatée à son tour, plusieurs khanats sont présents. C’est à Moscou qu’il importait désormais le rôle de décideur. Entre temps, le fils de Vassili II, Ivan III (1462-1505), en continuant la politique unificatrice de son père a rattaché à Moscou non seulement les principautés voisines mais également a supprimé l’indépendance des républiques boyardes et démocratiques de Novgorod et de Pskov en les faisant partie de la Rus Moscovite. Le mariage en 1472 d’Ivan avec Sophia Paléologue, nièce du dernier et défunt empereur byzantin qui est mort en 1453 lors de la prise du Constantinople par les Turcs.
Ivan le Terrible, fils de Vassili III a été le premier de prendre le titre du tsar, en référence aux Césars. Du début de son règne on compte officiellement dans l’Histoire russe la période de la Moscovie tsarine. Mais c’est là que les limites géopolitiques de la Rus se prolongent jusqu’au khanat du Sibérie, un ex-morceau de la Horde d’Or. Ivan a grandi au milieu des humiliations de son entourage boyard, et n’a jamais rien pardonné à personne –lorsqu’il a grandi tous les détracteurs de lui et de sa famille ont été sévèrement châtiés. Puis on connait Ivan le Terrible comme le protecteur de l’Eglise orthodoxe sur laquelle il s’est appuyé pour asseoir son autorité spirituelle. Par contre, dans la deuxième partie de son règne, fin 50-s-1560, le tsar s’est mis en froid avec ses conseillers et les tracasseries sont nées. Il rêvait d’être le monarque absolu, en prenant lui-même ses propres décisions. Les divergences par rapport à la guerre de Livonie ont submergé le tout : en 1558 la guerre a été déclarée à l’Ordre de Livonie qui avait les terres baltes. L’Ordre s’est écroulé mais ses terres ont été récupérées par la Lituanie, la Pologne et la Suède avec lesquels la Russie a guerroyé jusqu’en 1583. La situation n’allant pas au bénéfice des Russes, Ivan partagea le Pays en deux, entre zemschina et opritchnina cette dernière étant composée de corps francs semant la terreur parmi les traitres mais aussi parmi la population. Le but étant de rétablir l’ordre en chassant l’ennemi intérieur. En 1571 il abolira l’opritchnina car il les juge inefficaces et la pression de l’Eglise s’est manifestée. Certains historiens considèrent l’Opritchina comme un délire réalisé d’un tsar fou, précurseur de la Smouta, Temps des Troubles qui va voir l’unité de la Russie sérieusement mise à l’épreuve –il a tué son propre fils en ouvrant ainsi la crise de la succession !
Allez, un saut dans le temps et nous retrouvons le très néerlandophone Piotr I ou Pierre le Grand, qui, avec sa Grande Délégation a parcouru l’Europe pour s’imprégner de divers expériences et « moderniser » la Russie à son retour, profondes bouleversements sociaux garantis… Religion, habillement, language, peuplement (il fait venir des occidentaux), etc., etc… Personne ne savait qui il était, car il s’était déguisé en simple travailleur. Pierre profitait de ses escapades pour voir le fonctionnement des organismes publics là ou c’était possible –ainsi en Angleterre, bien dissimulé derrière une vitre, le futur réformateur du Pays écoutait les discussions interminables de la réunion des deux Chambres –celle des Lords et celle des Communes. A l’occasion il a dit que « C’est marrant d’écouter lorsque les sujets disent à leur souverain la vérité ; c’est ça qu’il faut prendre aux Anglais. » . Tout en évoluant dans les années la Russie de Pierre le Grand a laissé des traces posthumes ; elle n’est jamais devenu une monarchie démocratique à l’occidentale, mais plutôt semblable à une royauté asiatique barbare et rebelle. La dite « modernisation » de Pierre le Grand a certes donné ses fruits en dotant la Russie d’une flotte, la mettant en concurrence avec la Suède inquiétée sur son terrain de prédilection, bâtissant sa nouvelle capitale St-Petersburg. Mais le peuple russe lui-même est resté rural au fond de lui-même. L’unité ici n’a pas été réalisée dans sa totalité. L’unité géopolitique oui, mais pas l’unité avec le Peuple qui n’a pas toujours compris les réformes étrangères à son mode de vie quotidien.
Le Peuple, lui, a plutôt été incarné dans le rôle de la naissance de l’Empire Russe par les Cosaques, ceux du Don nous intéressant ici plus que les Ouraliens ou ceux de Terek, plus à titre d’exemple que d’autre chose –pas de développements inutiles –pour le reste, allez chercher dans les ouvrages compétents !)) Cinq siècles les Cosaques du Don ont servi les tsars et les Empereurs russes. C’est ici, sur le fleuve Don que s’était formée l’armée la plus puissante des protecteurs libres des frontières étatiques Déjà Slaves et Scythes passaient par leurs contrées dans les temps anciens, sans compter les bataillons de Sarmates, de Huns, et d’Italiens (sic !), ainsi que d’Ottomans attaquant la région plusieurs fois, refoulés toujours et encore par ces défenseurs de la société ancrée dans les traditions de leurs Pères. Oui, c’est aux Cosaques du Don qu’on doit en partie l’achèvement de l’expansion russe dans le Sud et de la stabilisation territoriale du pays.

Alors ne m’en veuillez pas ami –es, si je suis un esprit libre et intégralement anticonformiste il est vrai, mais je dois clore ce resplendissant article par un constat : et Ivan le Terrible, et Pierre le Grand et les valeureux ancêtres des Cosaques du Don, sans parler du brave Evpati Kolovrat, mort pour ses idées et les Siens – TOUS ces personnages doivent bien accueillir là-haut les derniers défenseurs de la Maison des Soviets tombés en héros en 1993, derniers rêveurs d’une autre Patrie possible, les clivages politiciennes mis à la poubelle, tous unis contre la clique eltsinienne de l’époque… 1993 c’était pareil qu’au temps de Kolovrat, sauf que cette fois-ci l’unité russe s’est défendue les kalachnikovs à la main.
R.I.P. aux héros. Honneur aux morts pour l’unité de la Russie.

jeudi 13 octobre 2011

Impressions sur un film prenant.

Petit retour en arrière, nous sommes dans les années 70 et le jeune Gerry Conlon, natif Irlandais, quitte sa terre pour l'Angleterre. Depuis tout jeune c'est un petit délinquant mais il n'a jamais commis de réel crime. Arrivé en Angleterre, il passe six mois dans un squat jusqu'au jour où il est interpellé pour attentat. Aussitôt averti, Guissepe le père de Gerry entreprend de le rejoindre pour prouver son innocence. Mais comble de l'affaire, alors qu'il est chez sa belle- sœur, il est arrêté ainsi que toutes les personnes s'y trouvant, plus tard trois amies de Gerry vont être aussi arrêtées. La famille Conlon pense que le jour du procès la vérité va éclater mais il n'en est rien. Pour Gerry et ses trois amies, qui sont appelés "les quatre de Guilford" la sanction tombe. Ils sont reconnus coupables d'attentat contre la couronne et meurtres, les peines vont de 14 ans de prison jusqu'à la perpétuité pour Gerry. Les membres de la famille Conlon ne sont pas en reste, ils sont également reconnus coupables d'aide à l'IRA et les peines vont de quatre à quinze ans de prison.Les jours, les mois, les années passent pour Gerry et sont père qui sont incarcérés dans la même prison sur le sol Anglais. Alors que Gerry laisse le temps s'écouler il fait la connaissance d'un homme, Irlandais tout comme lui, qui se révèle être l'auteur des attentats. Il leur explique que la vérité a été dite aux policiers mais que rien n'a changé, que la justice ne va pas les acquitter pour autant. Guissepe ne veut pas baisser les bras, il ne veut pas laisser sa femme et ses filles seules dehors, il veut continuer d'y croire pour qu'enfin la vérité soit sue par tous. Une avocate va s'intéresser à cette affaire mais malheureusement Guissepe est de plus en plus malade, il va finir par décéder dans sa cellule. Dès lors l'avocate va se battre sans relâche, des manifestations vont avoir lieu pour que les" quatre de Guilford" aient un nouveau procès. Après plusieurs années d'attente le grand jour est enfin arrivé, le procès a lieu et l'avocate fournit une preuve irréfutable qui disculpe tous les accusés. Les" quatre de Guilford "sont enfin libérés, ils auront payé quinze ans de leur vie une pseudo erreur de la justice Anglaise.
Ce film est à la foi émouvant, prenant et fascinant. Il l'est d'autant plus quand on sait que ceci est une histoire vraie, l'Angleterre venait de subir les plus terribles attentats sur ses terres qu'elle n'ait jamais connue, et ils étaient revendiqués par l'IRA. La justice ne pouvait laisser cette affaire en suspend, ainsi elle a fait porter le chapeau à quatres jeunes Irlandais qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.
Ainsi donc la justice a voulu frapper un grand coup contre l'IRA, au dépend de la vie d'innocentes personnes. Telle a été la justice Anglaise en 1970 et telle serra la justice tant que les gouvernements ne changeront pas.


Lycurgue.



lundi 10 octobre 2011

Villa d'Este a Tivoli





Qui ne se souvient pas du film "le Corniaud" avec en acteur vedette, Louis de Funés,Bourvil,Venentino Venentini.Ce film a la particularité, d'avoir pour une séquence nocturne, les jardins de la villa d'Este, ou l'on voit le gang de Mr Saroyan (Louis de Funés) décime ses rivaux, le gang du bèeeggguue ....(Venentino Vénentini) dans les jardins de la villa.
Celle-ci se situe à une quarantaine de kilomètres de Rome, a Tivoli plus précisément,
au cœur du centre ville.La maison proprement dite,se visite pour ses magnifiques peintures murales, ses décorations intérieures de Livio Agresti de Forli.Cette été,la maison accueillait une exposition qui avait pour thème "La guerre du XV au XVIII ème siècle vu par les peintres".
Par l'aménagement de ses jardins agrémentés
de diverses fontaines et bassins,statues de dieux et déesses antiques(Poseidon,Diane,etc....) le visiteur vivra un enchantement au détour de chaque partie des jardins. Le cardinal Hippolyte d'Este gouverneur de tivoli pour le compte du pape Jules III, de 1550 a 1572, aménagea la résidence de fabuleux jardins en terrasse. Il s'inspira des techniques des anciens romains pour alimenter en jeu d'eau les fontaines des jardins. Ce fut l'architecte Pirro Ligovio qui conçut les jardins de la villa, secondé par Thomaso Chiruchi de Bologne, et le Français Claude Verrard, tous ingénieurs hydrauliciens.
Le cardinal Louis d'Este(1538-1586)hérite de son oncle, mais ses finances,
ne lui permettent d'entreprendre quelques travaux de réparation, et compléter certains ouvrages en cours.Ce fut avec Alexandre(1568-1624)autre cardinal de la villa d'Este,que nous devons nombre d'innovation a la disposition des jardins et décorations des fontaines. Les ducs de Modene apparenté à la maison d'Este poursuivent les travaux d'entretien, de restauration et d'aménagement. Le cardinal Rinaldo(1618-1672) fait appel au Bernin(fontaine du bicchierone en 1660-1661)et en 1670 à l'architecte Mattia de Rossi. La période d'abandon de la villa d'Este a commencé avec RinaldoII(1655-1736),avec l'arrivé de la maison de Hasbourg(1803),la situation s'aggrave.Finalement la villa est sauvé d'une perte irréversible par le cardinal Gustav von Hohenlohe(1823-
1893).C'est pendant la période fasciste,que la villa est restaurée(1921 a 1930).

Luc Montcalm

dimanche 9 octobre 2011

Impressions d'Atalante sur « L'Ami, Mon sang m'a dit ».



La lecture est fluide car elle vogue selon un rythme. Comme si l'auteur faisait de son texte une marche vers un but bien précis. Comme si chacun de ces mots était un pas vers la bataille contre le système et ses représentants, qui chaque jour, nous remplissent les oreilles de foutaises et de mensonges.
Dans ce roman, on arrive à distinguer trois grands groupes constituant la société.
Nous trouvons tout d'abord les personnes politiques et religieuses, les maires, les préfets; tous les responsables que le système démocratique élit pour «  qu'ils prennent des responsabilités et qui sont capables de n'en prendre aucune tant l'envie leur manque et tant ils sont tenus par le système duquel ils profitent! ». Cela me fait penser aux trois ordres de la société, qui jadis était composée du clergé, de la bourgeoisie et du tiers-état. Aux alentours du 16°-17° siècle, voire du 18°, le système était divisé ainsi, et régnaient en maitre, la bourgeoisie et le clergé. Ici, c'est un peu le même cas sauf que ces deux ordres sont réunis. Nous allons les nommer «  les Hauts Placés ». Ces Hauts Placés vont alors soumettre le tiers-état, que l'on appellera ici le Peuple, à leur politique de modernisation, ô combien gratifiante pour les conditions de vie de chacun... Elle consiste en réalité à souiller la terre de nos ancêtres afin que chaque personne puisse ainsi vivre « dans le présent et dans un monde qui [offre tout] »; elle va également détruire peu à peu, mais sans beaucoup de mal, la nature qui nous apporte, tant sa douceur et sa maternité, que la colère d'une Mère nature aux portes de l'hiver.
Dans cette nature si incertaine, le Peuple est montré comme un enfant. Incapable de se diriger dans la pénombre et dans la foule, n'ayant pas encore atteint le point d'intelligence qui fera de lui un être respectable en tout point. Ce peuple se meurt. Inlassable attente d'une solution, d'une décision que personne ne veut prendre.
Mais, parmi ce ramassis de personnes fébriles à l'idée d'avancer contre les « dirigeants » de ce pays perverti par la peur et leur système de destruction du patrimoine, se trouve un groupe minoritaire. Il est la voix de ce Peuple qui se morfond nuit et jour sur leurs misérables personnes, sur leurs pauvres vies sans importance, tristes et emplis de mélancolie du temps où il était bon de courir nus pieds dans les prairies. Où sont-elles ces grandes étendues verdoyantes de vie et de joie? Où est donc passée la sensation du blé gorgé de soleil entre nos doigts? Ce groupe de jeunes blanc n'a aucune peur d'affronter ce système de dépravés, car leur sang est pur et ils veulent qu'il le reste.
Des rumeurs se lèvent du haut des mairies et des parlement, des appels à la méfiance circulent. Les gens sont effrayés par ces personnes qui disent vrai. Elles sont jugées de racistes, mais qu'elle en est la raison? Celle de vouloir garder intact cette nature qui nous a si longtemps protégé, celle de vouloir défendre les valeurs de nos anciens, les traditions qui jadis étaient divines! Les Dieux nous ont dotés de l'esprit de communauté; l'honneur et la fidélité à notre Race est plus important que cette soudaine envie de métissages des peuples et des cultures.

L'auteur explique aussi que l'église participe très largement à l'enterrement de la communion de l'homme avec la nature. De la page 163 à 165, il fait ressortir les contrastes plus que visibles qui opposent la (pseudo) religion chrétienne et le paganisme (religion des vrais Dieux): « Le paganisme appartenait aux païens et vivait en dehors de tout concept car la seule réalité qu'il honorait était la vie. Le christianisme, lui, honorait personne. Il enchainait les hommes, les esclaves, mais aussi les maîtres, par des fables et des mensonges, des promesses et des songes ». On comprend ainsi, ou l'on confirme, que l'église n'est que le fruit pourri de l'intérieur d'une religion qui a bafoué les principes de la croyance. Elle est fondée uniquement sur le mensonge et la sournoiserie, et n'engendre que la mauvaise foi de ses sympathisants afin qu'ils croient en de faibles réalités.

L'auteur s'attaque également à la beauté naturelle d'une race pleine de pureté. Une communauté dans laquelle les ancêtres, qui sont ceux qui nous ont engendré et offert leur sang, et la descendance se rassemblent autour d'un feu afin d'être en parfaite harmonie avec la nature. Cette image de bonheur sans douceur, car la douceur inhibe toute sorte de sensation, qu'elle soit bonne ou mauvaise pour notre esprit, n'est que rareté. A notre époque, on place avec une facilité étonnante, les enfants en bas age dans des écoles, ou crèches afin que leur "sociabilité" leur viennent plus promptement avec n'importe qu'elle autre race. Les vieux sont trop facilement envoyés dans des maisons de "repos", loin de leur famille et de leur petite descendance; peut être est-ce mieux ainsi pour eux car cette famille, ces personnes du même sang ont envoyé son ancêtre plein de savoir et de sagesse dans une maison où toute réflexion et perception de la vie sont euthanasiées.
Le passage de la page 193 à la page 194 met clairement en évidence que la pureté de l'âme se fait voir par la pureté du corps. Je m'explique en citant un court extrait: « Le brasier dispensait douceur et chaleur et chacun des jeunes gens avaient les joues rosies. C'était une veillée d'armes où les guerriers étaient bien jeunes, mais comme jadis la valeur n'attendrait pas les années. Il y avait aussi quelques jeunes filles, de vraies jeunes filles qui deviendraient de vraies femmes et qui n'avaient pas besoin de s'enduire le visage d'artifices pour être belles. Elles ressemblaient à leurs parents et à leurs ancêtres et ça leur suffisait. Leur beauté jaillissait de leurs âmes et de leur sang […]. Leurs voix se faisaient entendre ou pas par delà celle des hommes, comme pour signifier que ce seraient-elles qui viendraient arrondir des angles pas trop pointus ou qui laisseraient agir ceux qu'elles avaient choisi pour époux, pour parvenir à cet équilibre, à cette complémentarité du couple, sans que jamais les uns et les autres ne rêvent d'une égalité chimérique et destructrice. ».
On retrouve le désir d'un équilibre entre deux personnes du même clan, du même sang. Ensemble, ils vont engendré une descendance pure, ne croyant qu'en la sagesse de leurs ancêtres, et en les lois que la nature lui dictera. Cette descendance devra apprendre combien il est important de ne pas s'éloigner de ses racines naturelles, combien il est nécessaire qu'elle se plonge, l'esprit à nu, pour pouvoir s'imprégner de toutes les valeurs qu'elle aura à défendre. Cette génération devra être plus forte que la précédente, ne laisser aucune faille à l'ennemi et avancer selon ses idées et son but. Plus rien ne saura la dérouter car elle appartiendra à l'élite, le corps et l'esprit, la pensée et l'âme seront des outils aiguisés aux lames tranchantes, transperçant l'impureté.


L'auteur fait donc apparaître que l'identité et l'appartenance à une communauté ont disparu de la conscience humaine. On ne retrouve vraisemblablement dans cette société, plus aucun désir de défendre les valeurs d'une idéologie ou même d'un territoire, plus aucune envie de retourner aux racines mêmes de la vie, de s'ancrer pleinement dans cette nature qui nous fait vivre chaque jour un peu plus longtemps.
Après la lecture de ce roman initiatique, le fin brouillard qui se dissimulait devant mes yeux, est soudain retombé. Je croyais mes idées claires et déterminées, mais « Mon sang m'a dit » m'a permis de les affinées.
La vision de la vie en tant que blanche s'est éclaircie. Je veux avancer vers elle et évoluer de telle sorte à appartenir totalement à cette race qui est la mienne. A présent plus rien ne peux me dérouter de ma destinée. J'ai ouvert les yeux et compris que la vie ne s'arrêtait pas aux quatre murs de ma maison, mais elle se prolonge à la nature qui m'entourera éternellement. Elle permettra de m'épanouir pleinement dans cette Europe qui se doit d'être blanche pour acquérir toute la grandeur qu'elle se doit d'avoir.
Je finis par une citation d'un auteur de chez nous:
« Une race pour honorer, par dessus tout, ceux qui ont donné leurs vies ou leur liberté pour la préservation du peuple. »


Atalante

lundi 5 septembre 2011

"Voyage au bout de la nuit" Céline

Le voyage au bout de la nuit, une œuvre pessimiste ?


« Ferme tes jolis yeux, car la vie n’est qu’un songe…
L’amour n’est qu’un menson-on-on-ge…
Ferme tes jolis yeuuuuuuux ! »

Cet extrait de chanson peut bien illustrer toute l’histoire narrée dans le roman de Céline, « Voyage au bout de la nuit », et en particulier le parcours du personnage principal, à la fois spécifique et banal comme n’importe quel lambda de son temps. Il s’appelait Louis-Ferdinand Bardamu ce personnage. Bardamu pour certains. Ferdinand pour d’autres. Un inconnu pour les tiers.

Avant toute chose, précisons qui est l’auteur. Céline, autrement dit, Louis-Ferdinand DESTOUCHES est né en 1894 dans l’agglomération parisienne. Ayant grandi dans une famille en limite de subsistance, mais pas complétement pauvre, il se rapproche petit à petit de son oncle chez qui il s’installera en fin de compte et même lui récupère son prénom –Céline, qui de fait, devient son pseudonyme pour toute sa vie.

Vient le temps ou étant adulte, devenu médecin il effectue de nombreux voyages en Allemagne et en Angleterre qui lui permettent de mieux connaitre ces peuples et leur mentalité. Il participe à la Grande Guerre : blessé, il devient un pacifiste radical. Après avoir tenté sa chance en Afrique occidentale, il retourne en métropole.

Céline fait ses études médicales et visite les Etats-Unis dans le cadre professionnel. A son retour, il ne tarde pas à prendre du recul et à devenir médecin , travaillant dans un dispensaire-asile.

Et maintenant on peut essayer de mieux saisir le message que Céline veut nous faire passer à travers la vie de son héros Bardamu. Ce soldat de la Grande Guerre, un naïf pensant fuir ses vieux démons nés de celle-ci, en s’embarquant pour les Colonies africaines, puis un essoufflé semi-clandestin échouant dans un pays et une ville qu’il a tant rêvé de connaitre –les Etats-Unis, à New-York. Et enfin, quelqu’un qui rentre au pays, abandonnant toute chance de recommencer une nouvelle vie –un homme complétement changé, fatigué que plus rien ne peut étonner, ni vraiment émouvoir, ni rendre follement amoureux –le docteur Bardamu, ou Bardamu en phase finale qui a terminé ses études en médecine à Paris, commencées il y a des années de là, pour se « caser », comme on dit dans le jargon familier d’aujourd’hui.

Mais rentrons dans le vif du sujet. Tout au cours du roman, notre homme rencontre différents personnage qui, comme lui, vivent leur destin particulier. Les noms qu’il serait intéressant à retenir sont peu nombreux, mais cruciaux –Lola l’américaine, Molly sa compatriote et enfin Robinson, ce dernier jouant un rôle tout à fait particulier dans cet ouvrage. Lola rencontrée en 1915, lorsque Ferdinand blessé est démobilisé temporairement au début, travaille pour une mission humanitaire américaine.  « (…) c’est impossible de refuser la guerre, Ferdinand ! Il n’y a que les fous et les lâches qui refusent la guerre quand leur Patrie est en danger. » dit cette beauté qui, elle, vit dans le confort et est entourée par des gradés qui la dotent de compliments. Il la retrouve à New-York quelques années plus tard ou elle ne lui donnera que quelques dollars –quelques dollars suffisants pour quitter la ville néanmoins. Ces dollars ne sont en aucune fois la preuve de sa bonne foi car elle l’avait abandonné à l’hôpital ne lui rendant plus visite la même année ou elle exaltait la guerre. Elle l’abandonnera donc dans un choc psychologique. En tant que médecin il fait tout pour dire la vérité et se venger d’elle : « Et vous, Ferdinand, vous pensez aussi qu’ils la guériront n’est-ce pas ma mère ? –Non, répondis-je très nettement, très catégorique, les cancers de foie sont absolument inguérissables. » Oui mais encore faut-il savoir qu’il a failli échapper belle : « Out ! Out ! Out ! Sale cochon !... » (…) « Elle a sorti (…) un révolver d’un tiroir et pas pour rire. L’escalier m’a suffi, j’ai même pas appelé l’ascenseur. » Ou était donc passée cette Lola timide des missions humanitaires, si brulante de patriotisme ? Elle ne voulait meme plus parler de la guerre –ça lui rappelait trop de mauvais souvenirs selon elle. La garce ! Comme le disait Bardamu, hehe. Enfin, il était bien cruel avec cette fille il faut le reconnaitre…

Ensuite vient Molly. C’est à Detroit que Ferdinand (-Bardamu) la rencontre dans un bordel qu’il fréquente après le travail aux usines Ford dont il est l’ouvrier. Bien que prostituée elle lui offre de l’argent, lui sympathise, et progressivement une vraie relation se noue entre eux. Etait-ce un moment à saisir pour lui ? Rester ? Elle voulait s’installer avec lui dans une maison mais quelque chose l’empêchait, lui, Ferdinand, de songer à une vie tranquille. « Oui, je vais finir mes études en France et puis je reviendrai, lui assurais-je avec culot. –Non, Ferdinand, vous ne reviendrez plus… Et puis je ne serai plus ici non plus. » C’est à la gare que ça s’est passé pour la dernière fois et c’est là que la triste silhouette de Molly disparait à jamais sur la voie… Une fille américaine bien différente de sa compatriote, cette Lola fugueuse et égoïste. Avec Molly, l’Amérique disparait elle aussi.

Parbleu ! Mais j’oublie l’Afrique. Le voyage qui se déroule bien avant celui aux USA est pourtant fortement lié à ce dernier. C’est à l’issue de son séjour en Afrique que Bardamu sera « vendu » par la population locale lorsqu’il s’aventure en territoire colonial espagnol, en fuite, ces Espagnols qui le soignent et l’emmènent vers une destination inconnue mais qui est l’Amérique ! Revenons à nos moutons. L’accueil est fort mauvais –sur la bateau qui le transporte règne une ambiance hostile ou un civil est laissé seul face aux militaires et le « milieu » colonial –institutrices etc. Tout le monde veut sa peau mais il s’en sort en usant de la ruse et des verres d’amitié bus en commun avec les officiers. Puis, embauché à la Compagnie Poudrière par un Directeur imbibé de quinine, il plonge tour à tour dans des aventures pittoresques qui lui font découvrir le fameux paradis colonial, ou, tels les hyènes du coin chacun en veut la peau de son voisin ! Envoyé dans un endroit perdu au sein de la jungle, il survit en frôlant la mort chaque jour mais tout finit au bout, lorsqu’il brule sa baraque et déserte comme son prédécesseur, -Robinson qu’il s’appelait… Robinson ?! Hein mais ce nom ne m’est pas inconnu se dit-il ! Et, poussé par le curiosité et la nostalgie il se met à sa recherche.

Mais qui est-ce cet homme ? Soldat-déserteur ayant fait connaissance avec Bardamu au front, puis rencontré par hasard dans la rue avant le départ pour les Colonies. Et ce que Ferdinand ne sait pas c’est que ce Robinson était bien le même Robinson qu’il avait connu jadis et plus tard, il le rencontrera aux Etats-Unis, ce dernier connaissant également Molly ! Pourquoi l’Amérique ? Fugué avant Bardamu, il est fut rattrapé et vendu lui aussi aux Espagnols qui l’embarquèrent comme rameur.

Rentré en France, Bardamu cherche à rompre avec le passé et oublier Robinson mais ce dernier l’a retrouvé et le fréquente malgré lui cette fois-ci. Puis il mourra, après avoir trouvé en une fille à Toulouse, le bonheur de sa vie. « Il a fini en étouffant. Il est parti d’un coup comme s’il avait pris son élan, en se resserrant sur nous deux, des deux bras. » Et avec lui s’éteindra cette histoire car Robinson a suivi le récit comme un fil à travers les années. Eh oui, puisque Robinson était en quelque sorte le « double » de Ferdinand, avec qui il a partagé les mêmes aventures, les peines semblables… sauf la dernière évidemment ou le malade Robinson est soigné par le docteur Bardamu. C’est donc ainsi que Ferdinand et son collègue ont assisté à l’agonie de son ami et c’est là que peut s’achever l’épopée de notre héros –jouée grâce à l’existence de Robinson qui animait un peu l’ambiance et donnait quelque raisons aux aventures. Trouver Robinson ! Trouver Robinson ! Désormais, il fallait le chercher loi, le Robinson… Bardamu est privé de son principal interlocuteur et est laissé à lui-même –ses aventures sombrent à jamais dans le Néant.

« De loin, le remorqueur a sifflé ; son appel a passé le pont, encore une arche, une autre, l’écluse, un autre pont, loin, plus loin… Il appelait vers lui toutes le péniches du fleuve toutes, et la ville entière, et le ciel et la campagne, et nous, tout qu’il emmenait, la Seine aussi, tout, qu’on n’en parle plus. » Ces dernières lignes de l’œuvre affichent cette indifférence de l’auteur après tant d’épreuves endurées. La vie du personnage est ici, à Paris. Rien d’optimiste, ni de pessimiste. Juste la triste réalité de son époque.

Sauf que nous aussi, nous vivons dans ce monde certes hostile mais qui se déguise sous les masques de bisounours. A nous d’éviter de tomber dans les pièges des mensonges et des manipulations de cette société hyper-urbanisée d’une mégaconsommation. Ne répetons donc pas le parcours tragique de Robinson qui a suivi Ferdinand tout au cours de leurs périples et a succombé juste le temps d’aperçevoir un instant l’espoir d’un avenir meilleur.





CA NON, JAMAIS ! UNE TERRE, UN PEUPLE ! GLOIRE A L’EUROPE IMPERIALE.