jeudi 24 mai 2012

Un rêve et un exemple

Un rêve et un
exemple. VDV, paras, les Bérets Bleus, Bérets tout simplement. Ceci n'est pas
un article d'histoire, aucune date n'y figure, c'est une pure dévotion à
l'image des morts et des vivants pour la Sainte Russie. Lorsqu'on pense à eux
on a honte d'être si bas. C'est un cas de bravoure et du don de soi dans sa
forme la plus parfaite.


"Personne sauf nous !" -
mot d'ordre de ceux qui ne posent pas, contrairement à leurs faux-collègues qui
achètent des bérets bleus et/ou les médailles pour plaire aux filles... Nous
n'avons pas droit de porter ce béret. Nous ne l'avons pas mérité.

"Et
il criait encore - tiens bon ! Et ils étaient encore vivants! Et la terre a
explosé dans le feu... Lorsqu'ils s'en allaient sous l'eau." Bérets Bleus,
ensemble musical d'anciens combattants parachutistes, morceau L'Oiseau Bleu (allusion à l'avion
abattu, rendant le juste tribut à l'unité existant jusqu'au bout entre
l'équipage para qui met en scène un aviateur et un para qui se supportent
jusqu'à la mort, même conscient de son sort - en parallèle on assiste à une
télépathie, un pressentiment d'une femme d'un des héros qui sert son enfant
contre son ventre).

Ensemble des membres du collectif musical
d'anciens combattants parachutistes, les Bérets Bleus. Tous ont eu une vie
faite d'épreuves et d'altruisme. Leur engagement sur scène même est
emblématique: transmettre aux générations futures la mémoire et les valeurs saines
et ne pas oublier le vrai sens de la camaraderie (celle du front, entre eux,
mais aussi en la faisant partager). Il est écrit sur l'image: "la conscience est notre juge et notre
loi!"

Loin, très
loin, inaccessible à mon niveau de simple admirateur, il se dresse, défiant le
temps. Avec son béret bleu de parachutiste, c'est soit une personne vivante
soit un obélisque dans la vallée des bustes en bronze à la gloire des héros
morts pour la Mère-Patrie. Dieux, qu'il est grand ! Admirez ce combattant de
VDV (Voenno-Desantnyé
Voiska -les bataillons parachutistes - appelés Bérets Bleus vu le
couleur des bérets qu'ils portent, d'ou le nom du groupe musical), le baroudeur
triste et glorieux, à la vie dure, que nous, les jeunes, n'ont jamais connu. Ce
soldat de l'époque de toutes les trahisons s'est battu en Afghanistan sans rien
dire, supportant les pires souffrances, son ombre a plané sur les deux guerres
de Tchétchénie. Il possède sa propre fête le 2 aout, la fête des VDV, ou les
paras festoient et défilent dans toutes les villes et villages. Honneur et
Fidélité - c'est aussi ses valeurs. Discret, patriote, portant le malheur de la
Patrie au fond de son cœur, le vétéran "afghan" et du Caucause
continue de vivre dans une ambiance normale. Les Bérets Bleus est aussi donc un
groupe de musique, le rock patriotique composé d'anciens paras, chantant les
gloires passées mais aussi incitant les jeunes générations à relever leur pays,
la Sainte Russie. Leur répertoire est riche en enseignements sur les conflits
et c'est un honneur que d'écouter les paroles des vétérans ! Une chanson
notamment est signifiante, 13300, parlant
de nombre général de ceux qui sont tombés en Afghanistan... pour défendre leur
mémoire contre les attaques des bien-pensants russophobes et servant les intérêts
étrangers! Ici, pas de pardon pour les scélérats politicards, tous se font
clouer le bec par la voix puissante du vocaliste para qui enrage contre toute
cette vermine qui a osé critiquer les exploits et les victoires des combattants
au front sans jamais mettre les pieds. C'est vraiment à se retrousser les
manches que les Bérets appellent dans l'ensemble de leurs chants pour aller
rétablir l'ordre dans la société corrompue, ou tout se vend et tout s'achète, "les femmes des officiers abandonnées
dans les steppes" , "les
Russes qu'aujourd'hui on pourchasse partout"(après l'éclatement de
l'URSS, les Russes de l'Asie centrale ont été discriminés par les gouvernements
locaux, les femmes isolées dans les steppes, celles qui suivaient leurs maris
dans leurs périples à travers l'Empire, et qui se sont retrouvés coupés d'eux
au moment donné).

Ci-contre: Couverture d'album de Bérets Bleus, D'une guerre à l'autre. Triste, brave et sanglant tribut qu'ils ont
payé en transitant d'Afghanistan à la Tchétchénie !

Les paras
russes, qu'ils soient glorifiés dans ce modeste article. C'est du plus profond
de mon être que je leur rends cet hommage, hommage que je devrais rendre il y a
fort longtemps. Ce sont de vrais hommes, pas forcément guerriers, mais aussi
des personnes liées par un sens de l'honneur et de l'amitié qui traverse les
années, malgré les vents et marées. Abandonnés par le gouvernement Eltsine,
souvent mal compris par les nouvelles générations, ces survivants des
affrontements sans merci savent mieux que personne boucler la gueule aux
fanfarons et aux poseurs qui prétendent avoir tout vécu. Déjà? Non! Nous
n'avons, nous, ni vous ni moi, pas vu en vrai tous ces corps déchiquetés aux
intestins sortants, agonisants sur les bras de leurs camarades au béret... Non,
nous n'avons pas vu leurs souffrances. Nous n'avons pas vu leurs mères en
larmes, dans de nombreux cas ou leurs fils ne sont pas revenus de combats pour
Kandahar ou pour Grozny. Non, nous, simples civils, nous n'avons aucune idée de
ce que ça peut être la guerre totale et un commando héroïque qui maudit tout
mais combats quand même! Par devoir ou simplement parce qu'il faut survivre,
mais tout en restant fidèle à la Terre.

Parce que comme ces tankistes
russes, les Bérets pleurent aussi ! Et eux, ils ont eu de bonnes raisons.

Immense
respect aux hommes des bataillons parachutistes russes! Personnellement, je
pense aux morts mais aussi aux vivants qui ne liront jamais ces lignes, écrits
en français, mais en tout cas de tout mon cœur encore et encore, je leur
exprime ma sincère admiration et je salue ceux qui ne reviendront jamais.
J'aimerais bien me promener le long des stèles métalliques, le long des figures
représentant ces guerriers dans leur effort ultime. Pour fermer les yeux,
peut-être dégager une larme, mais sans que personne ne voie. Sauf eux bien sur
et... les obélisques glacées, rouges de leur sang versé pour le pays des
Vaillants! Que personne n'oublie leurs sacrifices!
Non, les
morts ne sont pas partis! Ils sont toujours avec nous, en souriant ironiquement
des photos, même noir et blanc! Des tombes sont toujours là pour nous le
rappeler, que nous nous recueillons un moment dans un cimetière russe ou bien
une minute de silence ici, en France. Gloire aux VDV! Bérets Bleus toujours et
encore un rappel à la discipline et aux racines pour la jeunesse russe. Un rêve
et un exemple de conduite dans tous les domaines pour les Patriotes.








Ci-dessus:
Sur le poing, le tatouage - Pour le VDV!
Et le message des Bérets aux civils? Il n'est pas méprisant mais encourageant!
"Seulement
il ne reste pas beaucoup de temps aux oppressés à supporter leurs maux. Les
jeunes gars se préparent à l'expédition! Hey!" Bérets Bleus parlant
dans une de leur chanson, La gloire sera
notre, de la continuité de leur engagement au quotidien auprès de leurs
compatriotes opprimés par des nouveaux-riches, des maffias et autres "merdocrates" comme disent les
Russes.
Car ce sont ces Bérets-là qui ont tout donné pour
la Russie qui, dans leurs chants interpellent le Peuple russe, mais aussi toute
cette plèbe qui a cessé de l'être et a tout renié.


Ci-dessus,
une image trouvée grâce aux clins d'œil d'une Histoire parfois mystérieuse -
une certaine image correspondant bien à l'esprit idéaliste et passionnel qu'il
faut retrouver pour nous. Image d'un jeune patriote, engagé dans un combat pour
les Siens.
Une
Terre, Un Peuple! Et... un béret noir à chacun ! ;)

mercredi 29 février 2012

Spoleto et les Borgia

Ville perdue au milieu de l’Ombrie et de ses versants, à proximité du monteluco et de ces 827 mètres d’altitude où se trouvait situé un bois sacré dédié a Jupiter, Spoleto brille d’une aura particulière. La première fois où je suis passé dans cette ville c’était tout simplement pour voir le mur étrusque de la ville, m’étant arrêté à Perouse et Montefalco, j’avais consacré la dernière partie de la journée à ce dernier.
( Mur étrusque )
Il était environ 19 heures lorsque je vis le dit mur mais autre chose attira mon regard, surplombant la ville, se dresser une forteresse possédant six tours, qu’elle ne fut pas ma surprise en découvrant que celle-ci appartenait aux Borgia. Je ne pu à cause de l’heure tardive, visiter le lieu, le château fermant ces portes à 19 heures. Je me contentai ce soir-là de promener sur le pont des tours appelé ponte delle torri où une légende raconte que les amoureux transis au moyen-âge, venaient se précipiter dans le vide lorsque leur belle se refusait à eux. Ce fameux pont mesure 230 mètres de long et 80 mètres de haut, reposant sur dix splendides arcades, il servait au moyen-âge à ramener de l’eau vers la forteresse.
( Pont des tours )
Je quittai le lieu me promettant de revenir, et chose fut faite cette année.

( Ruelle de la forteresse )

C’était au mois de juin où je retournai à Spoleto, pour visiter la forteresse Rocca Albornoziana. Déjà au premier siècle av. J-C, Cicéron avait fait le choix de vivre à Spoleto.

( Quelques fresques de la décoration intérieur de la forteresse )

Vers 570 av. J-C, certaines bandes lombardes dirigées par Faroald choisissent Spoleto comme capitale d’un des plus grands duchés, les rois lombards siègent à Pavie vers l’Italie du nord, ce qui laisse au duché de Spoleto une certaine indépendance. A deux reprises le roi Liutprand ( 712 - 744 ) doit soumettre le duc rebelle Transamund II de Spoleto. Le duché revient aux Francs en 774 lorsque ceci mené par Charlemagne écrase les lombards. Au démembrement de l’empire carolingien en 842 les ducs de Spoleto Guy III et son fils Lambert se lancent à la conquête de la couronne impériale ( 889 ). Frederic Barberousse détruisit la ville en 1155, disputé entre l’empire et l’église, Spoleto fut admise dans les états de l’église en 1247. Après une longue lutte entre Guelfes et Gibelin, la ville fut pacifiée par le Cardinal Albornoz.
Au 14ieme siècle quatre cent personnes mises à mort furent exposées dans l’amphithéâtre romain pour mettre en garde la population.



A la fin du 15ieme siècle, la citadelle de la Rocca appartenait à la famille Borgia (on peut, entre autre, dans la série Les Borgia de Canal + voir César occupé la citadelle). Ce même César Borgia qui deviendra Duc de Valentinois, ce qui lui vaudra son surnom Il Valentino par son mariage avec Charlotte D’Albret dame de Châlus sœur de Jean III roi de Navarre le 12 mai 1499.

( Portrait de la famille Borgia )

Nous vous conseillons, si vous êtes intéressé par le personnage de lire : Machiavel « le prince » qui s’inspire de César Borgia, « la renaissance » de Frantz Funck-Brentano ou « moi et les Borgia » mémoires de Michelotto Corella traduit par Jean Canolle.
Nous avons également découvert un blog qui traite de ce sujet par un article bien écrit, il s’agit du blog : une île bien heureuse (http://uneilebienheureuse.blogspot.com/)
Il y a encore quelques années la forteresse de la rocca servait de prison avant de devenir le musée de la ville.

Texte de l'Oncl' Bill

Photos privées, réservées donc par son propriétaire.

lundi 20 février 2012

Ode à Savitri Devi

( Savitri Devi )

Ô vous, naviguant avec les nuages,
ennemis toujours plus éveilés du mercure,
j’invoque cette sombre nuit le soutien,
et l’élégance audacieuse de votre intelligence,
si désinvolte et plus brûlante que la deuxième mort ;
Ô anges abandonnés à l’université tumultueuse,
toute violette des brasiers célestes où cuit la paix sordide de nos prières d’orphelins
et sous les glaciers la viande de nos salpêtrières qu’elle revienne,
pacifiée
Une ségrégation comme des épées de verre,
en quelle religion solaire je poursuis celui du vert au rouge
Ô séraphique aventurière,
sur les terrasses du Beau Conseil qui manigances toi-même
cette glissade fais qu’elle revienne à la cantine dévastée,
l’autre suceuse d’anguilles la protégée du Voile de Véronique
Aude de Jean Parvulesco dédiée à Savitri Devi
( Jean Parvulesco )

lundi 23 janvier 2012


Randonnée des 3 becs

En cette journée, le départ fut matinal, direction la forêt de Saoû pour se retrouver aux pieds des trois becs, magnifique mont du Vercors surnommé également « la dent de chat ». Le point de départ présente un agréable parc retraçant l’histoire conté par Maurice Burrus.
Nous voici tous réunis pour commencer cette journée au départ de l’auberge des dauphins située à 470m d’altitude, environ 1100m de dénivelé nous attendent. La motivation est au rendez-vous, l’envie de pouvoir admirer la vue est des plus attirante. L’ascension a commencé par le chemin cerné entre la magnifique forêt et les immenses parois rocheuses. Après deux heures de montée et quelques pauses pour s’hydrater, nous voici arrivés au virage du pas de l’âne situé à 1210m d’altitude, au pied du premier bec. L’attaque pour ce premier mont fut imminente devant une si belle immensité de la nature.

( premier bec )
Une demi-heure de grimpette en moyenne, pour une vue splendide et imprenable, l’on se sent rapidement que petit face à un tel décor. Le chemin se continua jusqu’au second bec pour le casse-croute, une bonne heure passé à profiter du cadre et du soleil pour se reposer.
( ascension du premier bec )

A l’occasion de l’heure du repas, avec les kamarades présents nous entonnâmes le chant de fidélité en l’honneur du neuvième anniversaire de la mort de Jordi Magraner assassiné dans les montagnes du Pakistan par des pachtounes talibans dans la nuit du 2 au 3 aout 2002.
( Jordi Magraner )

L’Oncle nous raconta son aventure sur les pas de Dani Dravot et Peachey Carnehan dans ce Kâfiristân décrit par Kipling dans la nouvelle « l’homme qui voulut être roi » : pour ceux que la lecture rebute, il existe un film du même nom avec Sean Connery et Mickeal Kane.
Après le chant de fidélité, s’imposait à nous « j’avais un kamerade » suivi « des oies sauvages ». Dans le vent des hauteurs, nous nous sentions imprégnés de la présence des kamarades qui ont rejoint par l’exemplarité de leur vie, la grande armée, celle qui ne meurt jamais et dont le souvenir vivace reste à jamais gravé dans nos âmes. Le vol continu des rapaces tournoyant dans le ciel, nous assurait de la présence des anciens, et le soleil irradiant nos corps imprégnait en nous
la force des lieux, la nature est violente, et nous sommes ses enfants …
( photo de groupe sur le second bec lors du repas )
La traversée continua dés lors jusqu’au troisième bec, pour malheureusement devoir emprunter le chemin du retour.

( second bec )
( troisième bec )

Les sentiers du retour nous ont conduits à travers bois et roches pour découvrir le refuge des Girards , un endroit calme et paisible où se sont certainement déroulés de grands moments de camaraderies et convivialités. L’on continua notre route pour retourner au parc du point de départ. Les instants nous ont bien profités pour chanter entre camarades et admirer la nature.
Pour nous la randonnée est un moyen de s’évader en se libérant l’esprit face à la beauté de la nature, c’est un moment convivial où l’on peut converser entre camarades et apprécier chaque instant. Si cela vous intéresse de pouvoir partager ces moments avec nous, il est possible de pouvoir nous contacter en s’adressant aux membres de ce blog.

vendredi 13 janvier 2012

La jeunesse Bundisch





Impression d’Atalante sur La jeunesse Bundisch en Allemagne, au travers de « Die Kommenden » (Janvier 1930-Juillet 1931)

Début 1930 : L’après-guerre est rude pour les vaincus. Il est dur de redonner du travail aux jeunes chômeurs, et le système est appauvri par le traité signé avec les « Alliés ».
Mais la jeunesse allemande, plus connue sous le nom de Jeunesse bundisch, héritière du mouvement des « Wandervögel », proteste contre la pensée bourgeoise et souhaite un retour à la nature. Cette génération d’ « entre – deux - guerre » aspire à une nouvelle Allemagne. La revue Die Kommenden (ceux qui arrivent) retrace cette époque turbulente et novatrice.
C’est dans une brève période, Janvier 1930-Juillet 1931, que la Jeunesse bundisch prend son destin en main en créant de nombreux groupes, que l’on appelle des Bund. Bund, de son adjectif bundisch, peut être traduit en français par le mot « ligue », mais il représente bien plus dans le cadre de ces communautés. On l’associe au « lien » qui unit l’ensemble des personnes d’une même communauté. Elles sont soumises aux mêmes règles et aux mêmes devoirs.
Certains Bund, tel que la Deutsche Falkenschaft a un côté plus artistique, liant l’activité musicale, l’approfondissement de l’histoire et de la poésie allemande, ainsi que l’exposition de peintures. D’autres associent le Bund non pas à un travail culturel, mais à une activité politique, c’est le cas des Adler und Falken.
Tous liés au nationalisme, les groupes se partagent les nationaux - bolcheviques, les nationaux – révolutionnaires, et bien sûr les nationaux – socialistes. Ce critère politique engendre parfois quelques tensions au sein des Bund, résultant par une dissolution ou par une révision des principes du mouvement.
Le mouvement Artamanen parvient très bien à associer le travail de la terre et la pensée politique. Il privilégie la protection de l’agriculture allemande afin de lutter contre l’immigration en masse de travailleurs polonais en Allemagne de l’Est. Ayant comme chef du Bund des dirigeants de la N.S.D.A.P, mouvement national-socialiste, le Bund fut pris d’intérêt particulier pour « l’idéologie de la terre et du sang » et la création d’ « une meilleure race allemande ». D’après les mots de Holfelder, ancien chef du Bund, « nous devons créer une nouvelle noblesse paysanne, qui ne se distingue pas par des droits particuliers, mais au contraire par des devoirs. »
Le cœur de la revue Die Kommenden reste fidèle au nationalisme qui la précédé et parait des articles en relation avec toutes les sortes de Bund. Malgré cette fidélité, certains auteurs montrent leurs côtés bolcheviques du nationalisme. Ces dérives sont vite effacées par une réorientation d’un nationalisme plus « classique » du journal.
« Nous saluons le sang que la bataille n’a pas consumé entièrement, mais transformé en ardeur et en feu ! Ce qui là, n’a pu être détruit sera accru par tous les autres combats. Nous saluons ceux qui viennent, en qui doit se lier une plus grande profondeur à la vieille dureté ! La marche est en cours, bientôt les rangs seront serrés. Nous saluons les morts, dont les esprits exhortant et questionnant se tiennent devant notre conscience. Non, vous ne devez pas être tombés en vain ! Allemagne, nous te saluons. » Ernst Jünger
( Photos noir et blanc : Tirées de collection privées, INTERDITES A LA REPRODUCTION )

mardi 3 janvier 2012

La naissance de la Russie-Puissance



La naissance de la Russie-Puissance
Parler d’un grand pays, ou la tradition des Césars demeure ancrée encore aujourd’hui mais dans un sens perverti du jeu occidentalisé n’est certes pas de trop, et réveille même une sorte de nostalgie pour un Russe qui n’a pas connu l’Empire de ses ainés, mais a juste eu la chance de naitre au milieu des ruines d’un colosse qu’on dépiécait à la va vite… C’est-à-dire vivre en pleine époque des années 90 après la pérestroïka et son chaos, reléguant la Russie au rang d’un pays du Tiers-Monde, l’ouvrant à la concurrence déloyale des grands prédateurs financiers à laquelle elle n’était jamais vraiment habituée, faute de connaitre le « bon » régime. Mais le plus grave est arrivé : sur les cadavres des défenseurs de la Maison des Soviets, parsemant le sol autour et dans celui-ci, on allait instaurer un régime inféodé aux intérêts atlantistes pour en fin de compte mettre en danger ce que depuis tant de siècles les pionniers sibériens, les cosaques, les tsars-césars, les hommes libres et patriotes ont tant mis d’efforts à mettre sur pied : l’UNITE RUSSE ! Entendez-bien ce terme, l’unité, car sans lui la Patrie, la Terre russe n’est point vaccinée contre les virus qui la menacent depuis sa fondation.
Je ne fais pas ici de l’Histoire. Des ouvrages spécialisés sur la Russie pullulent, il suffit de choisir celui qui vous tient à cœur. Non, chers lecteurs-rices, j’ai décidé de vous faire visiter cette partie à couper l’haleine (qu’est l’unification des terres russes et les conquetes faites par ce peuple) en vous montrant le role fondateur des figures comme Ivan le Terrible, le chevalier Evpati Kolovrat, ou bien des cosaques, du Don en particulier, sans oublier Pierre le Grand, quoique l’on pense de lui.
Donc commençons !
SAINTE RUSSIE : période commençant des invasions tataro-mongoles, jusqu’au règne de l’Ivan Grozny (le Terrible), qui vint au trône en 1547. Beaucoup de temps de troubles, désunions, zizanies de clans, etc… Vers le XIIIe siècle, la Rus (=ensemble des terres slavo-russes) est à l’apogée de ses divisions. L’énorme invasion de la Horde d’Or a parachevé la chute de l’étatisme d’antan, de même que la fin de l’époque de la Rus Ancienne (=terres slavo-russes unies auparavant sous une même tutelle !).
Des batailles ont lieu et peuvent être fatales : c’est le cas de la première bataille de la fleuve de Kalka lorsque les troupes russes ont été battus par le khanat. 15 ans plus tard c’était le déluge tataro-mongol sur la Rus ! Les guerriers de khan Baty, petits-fils de Genghis-Khan, en 1237 conquiert la principauté de Riazan, puis les voisins de cette dernière partagent le sort… Tout allait très vite. C’est à cette époque qu’est apparu un homme –Evpati Kolovrat, un Héros de son Peuple qui n’a pas su rester les bras croisés devant les pillages et les tueries des occupants sur sa Terre, qui n’était pas pour lui associée à la défense d’un tel ou tel kniaz-cheffaillon et à l’oriflamme de sa principauté natale, mais de TOUT son Pays –Rus et Elle seule ! Avec seulement quelques dizaines de combattants il a rattrapé le corps expéditionnaire du khan, composé de milliers de soldats… une mission-suicide pour venger les maisons brulées, les femmes violées et l’indépendance volée de la Patrie. Ils sont tous morts bien sur sauf quelque uns (relâchés par Baty qui a été conquis par la bravoure de Kolovrat et des Siens, il a même dit à son entourage qu’il voudrait bien qu’un guerrier tel que lui servirait « près de son cœur », mais il était trop tard… Et puis le combat était gagné pour de nouvelles générations faisant d’Evpati Kolovrat un martyr de la Cause Russe qui est évidemment parti à Irii, même s’il a vécu à l’époque chrétienne (le Paradis dans la mythologie slavo-russe).
Le sacrifice d’Evpati Kolovrat n’a pas été vain puisqu’on se souvient de lui encore aujourd’hui, meme dans les chansons hard-rock ou hardteck destinées à la jeunesse enracinée ! ;)
Et plus loin oui ! Maintenant faisons un petit saut dans le temps, tout en pensant à Kolovrat. Nous sommes après le sanglant affrontement du 8 septembre 1380 de champ Koulikovo, quand l’armée de khan Mamai a été battue en brèche. Les terres russes commencèrent dès lors à se consolider entre elles. Même les vielles guerres féodales de la première moitié du XVe s. entre le petit-fils de Dmitri Donskoi, Vassili II Le Sombre (1425-1462) et son oncle Youri Dmitrievitch, puis avec ses fils Vassili et Dmitri – tout ça n’a pas pu arrêter le processus de stabilisation enfin venue après la défaite des descendants de ce qui restait des miettes de la Horde.
Maintenant on ne devrait pas aller à la capitale de la Horde d’Or pour qu’ils choisissent les princes des terres. Cette dernière est en crise et éclatée à son tour, plusieurs khanats sont présents. C’est à Moscou qu’il importait désormais le rôle de décideur. Entre temps, le fils de Vassili II, Ivan III (1462-1505), en continuant la politique unificatrice de son père a rattaché à Moscou non seulement les principautés voisines mais également a supprimé l’indépendance des républiques boyardes et démocratiques de Novgorod et de Pskov en les faisant partie de la Rus Moscovite. Le mariage en 1472 d’Ivan avec Sophia Paléologue, nièce du dernier et défunt empereur byzantin qui est mort en 1453 lors de la prise du Constantinople par les Turcs.
Ivan le Terrible, fils de Vassili III a été le premier de prendre le titre du tsar, en référence aux Césars. Du début de son règne on compte officiellement dans l’Histoire russe la période de la Moscovie tsarine. Mais c’est là que les limites géopolitiques de la Rus se prolongent jusqu’au khanat du Sibérie, un ex-morceau de la Horde d’Or. Ivan a grandi au milieu des humiliations de son entourage boyard, et n’a jamais rien pardonné à personne –lorsqu’il a grandi tous les détracteurs de lui et de sa famille ont été sévèrement châtiés. Puis on connait Ivan le Terrible comme le protecteur de l’Eglise orthodoxe sur laquelle il s’est appuyé pour asseoir son autorité spirituelle. Par contre, dans la deuxième partie de son règne, fin 50-s-1560, le tsar s’est mis en froid avec ses conseillers et les tracasseries sont nées. Il rêvait d’être le monarque absolu, en prenant lui-même ses propres décisions. Les divergences par rapport à la guerre de Livonie ont submergé le tout : en 1558 la guerre a été déclarée à l’Ordre de Livonie qui avait les terres baltes. L’Ordre s’est écroulé mais ses terres ont été récupérées par la Lituanie, la Pologne et la Suède avec lesquels la Russie a guerroyé jusqu’en 1583. La situation n’allant pas au bénéfice des Russes, Ivan partagea le Pays en deux, entre zemschina et opritchnina cette dernière étant composée de corps francs semant la terreur parmi les traitres mais aussi parmi la population. Le but étant de rétablir l’ordre en chassant l’ennemi intérieur. En 1571 il abolira l’opritchnina car il les juge inefficaces et la pression de l’Eglise s’est manifestée. Certains historiens considèrent l’Opritchina comme un délire réalisé d’un tsar fou, précurseur de la Smouta, Temps des Troubles qui va voir l’unité de la Russie sérieusement mise à l’épreuve –il a tué son propre fils en ouvrant ainsi la crise de la succession !
Allez, un saut dans le temps et nous retrouvons le très néerlandophone Piotr I ou Pierre le Grand, qui, avec sa Grande Délégation a parcouru l’Europe pour s’imprégner de divers expériences et « moderniser » la Russie à son retour, profondes bouleversements sociaux garantis… Religion, habillement, language, peuplement (il fait venir des occidentaux), etc., etc… Personne ne savait qui il était, car il s’était déguisé en simple travailleur. Pierre profitait de ses escapades pour voir le fonctionnement des organismes publics là ou c’était possible –ainsi en Angleterre, bien dissimulé derrière une vitre, le futur réformateur du Pays écoutait les discussions interminables de la réunion des deux Chambres –celle des Lords et celle des Communes. A l’occasion il a dit que « C’est marrant d’écouter lorsque les sujets disent à leur souverain la vérité ; c’est ça qu’il faut prendre aux Anglais. » . Tout en évoluant dans les années la Russie de Pierre le Grand a laissé des traces posthumes ; elle n’est jamais devenu une monarchie démocratique à l’occidentale, mais plutôt semblable à une royauté asiatique barbare et rebelle. La dite « modernisation » de Pierre le Grand a certes donné ses fruits en dotant la Russie d’une flotte, la mettant en concurrence avec la Suède inquiétée sur son terrain de prédilection, bâtissant sa nouvelle capitale St-Petersburg. Mais le peuple russe lui-même est resté rural au fond de lui-même. L’unité ici n’a pas été réalisée dans sa totalité. L’unité géopolitique oui, mais pas l’unité avec le Peuple qui n’a pas toujours compris les réformes étrangères à son mode de vie quotidien.
Le Peuple, lui, a plutôt été incarné dans le rôle de la naissance de l’Empire Russe par les Cosaques, ceux du Don nous intéressant ici plus que les Ouraliens ou ceux de Terek, plus à titre d’exemple que d’autre chose –pas de développements inutiles –pour le reste, allez chercher dans les ouvrages compétents !)) Cinq siècles les Cosaques du Don ont servi les tsars et les Empereurs russes. C’est ici, sur le fleuve Don que s’était formée l’armée la plus puissante des protecteurs libres des frontières étatiques Déjà Slaves et Scythes passaient par leurs contrées dans les temps anciens, sans compter les bataillons de Sarmates, de Huns, et d’Italiens (sic !), ainsi que d’Ottomans attaquant la région plusieurs fois, refoulés toujours et encore par ces défenseurs de la société ancrée dans les traditions de leurs Pères. Oui, c’est aux Cosaques du Don qu’on doit en partie l’achèvement de l’expansion russe dans le Sud et de la stabilisation territoriale du pays.

Alors ne m’en veuillez pas ami –es, si je suis un esprit libre et intégralement anticonformiste il est vrai, mais je dois clore ce resplendissant article par un constat : et Ivan le Terrible, et Pierre le Grand et les valeureux ancêtres des Cosaques du Don, sans parler du brave Evpati Kolovrat, mort pour ses idées et les Siens – TOUS ces personnages doivent bien accueillir là-haut les derniers défenseurs de la Maison des Soviets tombés en héros en 1993, derniers rêveurs d’une autre Patrie possible, les clivages politiciennes mis à la poubelle, tous unis contre la clique eltsinienne de l’époque… 1993 c’était pareil qu’au temps de Kolovrat, sauf que cette fois-ci l’unité russe s’est défendue les kalachnikovs à la main.
R.I.P. aux héros. Honneur aux morts pour l’unité de la Russie.

jeudi 13 octobre 2011

Impressions sur un film prenant.

Petit retour en arrière, nous sommes dans les années 70 et le jeune Gerry Conlon, natif Irlandais, quitte sa terre pour l'Angleterre. Depuis tout jeune c'est un petit délinquant mais il n'a jamais commis de réel crime. Arrivé en Angleterre, il passe six mois dans un squat jusqu'au jour où il est interpellé pour attentat. Aussitôt averti, Guissepe le père de Gerry entreprend de le rejoindre pour prouver son innocence. Mais comble de l'affaire, alors qu'il est chez sa belle- sœur, il est arrêté ainsi que toutes les personnes s'y trouvant, plus tard trois amies de Gerry vont être aussi arrêtées. La famille Conlon pense que le jour du procès la vérité va éclater mais il n'en est rien. Pour Gerry et ses trois amies, qui sont appelés "les quatre de Guilford" la sanction tombe. Ils sont reconnus coupables d'attentat contre la couronne et meurtres, les peines vont de 14 ans de prison jusqu'à la perpétuité pour Gerry. Les membres de la famille Conlon ne sont pas en reste, ils sont également reconnus coupables d'aide à l'IRA et les peines vont de quatre à quinze ans de prison.Les jours, les mois, les années passent pour Gerry et sont père qui sont incarcérés dans la même prison sur le sol Anglais. Alors que Gerry laisse le temps s'écouler il fait la connaissance d'un homme, Irlandais tout comme lui, qui se révèle être l'auteur des attentats. Il leur explique que la vérité a été dite aux policiers mais que rien n'a changé, que la justice ne va pas les acquitter pour autant. Guissepe ne veut pas baisser les bras, il ne veut pas laisser sa femme et ses filles seules dehors, il veut continuer d'y croire pour qu'enfin la vérité soit sue par tous. Une avocate va s'intéresser à cette affaire mais malheureusement Guissepe est de plus en plus malade, il va finir par décéder dans sa cellule. Dès lors l'avocate va se battre sans relâche, des manifestations vont avoir lieu pour que les" quatre de Guilford" aient un nouveau procès. Après plusieurs années d'attente le grand jour est enfin arrivé, le procès a lieu et l'avocate fournit une preuve irréfutable qui disculpe tous les accusés. Les" quatre de Guilford "sont enfin libérés, ils auront payé quinze ans de leur vie une pseudo erreur de la justice Anglaise.
Ce film est à la foi émouvant, prenant et fascinant. Il l'est d'autant plus quand on sait que ceci est une histoire vraie, l'Angleterre venait de subir les plus terribles attentats sur ses terres qu'elle n'ait jamais connue, et ils étaient revendiqués par l'IRA. La justice ne pouvait laisser cette affaire en suspend, ainsi elle a fait porter le chapeau à quatres jeunes Irlandais qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.
Ainsi donc la justice a voulu frapper un grand coup contre l'IRA, au dépend de la vie d'innocentes personnes. Telle a été la justice Anglaise en 1970 et telle serra la justice tant que les gouvernements ne changeront pas.


Lycurgue.